The Poet and the Muse

Publié le par Vivien SCALBERT

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Ce dessin est une forme d'allégorie de l'art... A la base l'idée m'est venue en réalisant que lorsque l'on remonte à la racine de sentiments comme la joie et la peine, ceux-çi s'avéraient étonnemment proches... Comme provenant d'une même fissure interne dans la poitrine. L'idée a ensuite dérivé pour arriver à ce concept d'un homme à la poitrine ouverte avec, à partir de cette "blessure", une femme qui tisse une portée.
Car si l'art provient de quelque part, c'est probablement de cette même fissure d'où coulent les émotions à l'intérieur de l'être... L'art comme vecteur de matérialisation et d'épanchement des émotions donc.

Cela dit, je ne cherche nullement à créer une définition imagée de l'Art avec un grand "A" et je n'aurais pas la prétention de pouvoir l'expliquer ou le représenter. Cette image représente donc simplement une vision parcellaire et assez auto-centrée de l'art.

Pour la réaliser, je me suis inspiré notamment des images du Moyen-Age dont les médecins de l'époque disséquaient les cadavres afin d'approfondir leurs connaissances du corps humain... Cette pratique étant interdite à l'époque, le parallèle renvoie donc à quelque chose de l'ordre du secret, voire du mystérieux.

La femme est donc la Muse. Elle montre donc la partie externe à l'artiste, la création ici n'étant donc pas représentée comme appartenant à l'artiste lui-même mais plus comme quelque chose d'extérieur, liée au mystique, à la transcendance voire au divin.
Pour illustrer la Muse, en fait, j'ai pensé à Cristina Ricci dans Sleepy Hollow de Tim Burton. Notamment pour les longs cheveux clairs et bouclés et le bandeau (qui dans le dessin possède bien sûr un sens: celui de renvoyer davantage à un regard sur l'intérieur) puisque dans la scène où Johnny Depp la rencontre pour la première fois, elle participe à un jeu dans lequel elle a les yeux bandés.
Curieusement, je n'ai pas ressenti le besoin de faire à cette Muse des traits très fins pour le visage mais plutôt pour les mains...

Et puis pour les rideaux en arrière-plan, je voulais qu'ils donnent une atmosphère un peu fantômatique et j'ai été inspiré par la pochette de l'album "Treasure" des Cocteau Twins pour l'ambiance.

Si le traitement par l'ambiance est plutôt sombre et torturé, je ne pense pas que le sens véritable de ce dessin soit négatif ou pessimiste.

Publié dans Dessins

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Sylvie Condesse 29/06/2008 00:26

La quête de l"anima", Jung n'a pas fini de nous en remontrer... et de nous tracer une route ouverte à toutes les cultures et à l'image de chacun, selon ses mouvements et impulsions intérieurs...

Thierry 17/02/2008 14:35

Ouaahh!! J'adore! J'ai toujours aimé les trucs symboliques, et là je trouve que c'est carrement réussi. Beaucoup d'âme dans ce dessin ;)

Pamy 16/02/2008 14:59

Intéressant ! Représentation assez fidèle de l'idée qu'on se fait de la Muse et de la naissance de la création (si viscérale au final).J'aime beaucoup l'ambiance mais je me demande pourquoi la lampe (?) fume. Est-ce que ce moment est hors-temps ?Ca me provoque à penser... Pourquoi toujours la femme comme source d'inspiration bon sang ? ^^ (ça doît être religieux, les valeurs, la femme et les stéréotypes très vieux...)